Mise en place du traitement par pompe à apomorphine au domicile du patient

Depuis 2017 l’équipe du Centre Expert Parkinson développe une procédure de mise en place du traitement par pompe à apomorphine en ambulatoire.
Cette procédure permet de proposer ce traitement à des patients n’ayant pas accès à des Centres Experts Parkinson ou ne souhaitant pas être hospitalisés.

L’objectif de cette démarche (procédure ambulatoire) est de permettre l’installation et l’initiation de ce traitement de façon sécurisée, dans des conditions plus confortables pour le patient. Pour cela une collaboration entre le neurologue, le médecin généraliste, les infirmières et le prestataire de santé à domicile (PSAD) est indispensable.

Dans un premier temps le neurologue établit, avec le patient, un objectif, un symptôme cible qui sera le critère d’évaluation de l’efficacité de la perfusion d’apomorphine. Le PSAD forme l’infirmière libérale du patient et est présent tout au long de la semaine de mise en place. Ensemble ils évaluent quotidiennement l’amélioration du symptôme cible et surveillent l’apparition d’éventuels effets indésirables. En fonction de cette évaluation le débit de perfusion est progressivement augmenté. Puis 7 à 10 jours après le début de la titration, le patient est revu en consultation par son neurologue référent.

Cet accompagnement de proximité favorise l’autonomie des patients en leur permettant de manipuler quotidiennement le matériel et de pouvoir être totalement autonomes s’ils le souhaitent.

A destination des neurologues : Un modèle de protocole de titration et de surveillance infirmière du traitement par apomorphine est disponible dans l’onglet Documents à télécharger.

Les médicaments génériques

Un médicament générique est fabriqué à partir de la même molécule qu’un médicament déjà commercialisé. Dix ans après son lancement sur le marché, le brevet de cette molécule tombe dans le domaine public, c’est à dire que plusieurs laboratoires différents peuvent l’utiliser et la distribuer.

Pour être commercialisé, le médicament générique doit prouver sa bioéquivalence avec le médicament d’origine. Il s’agit de démontrer que la molécule active contenu à l’intérieur au même dosage, agit de la même manière et à la même vitesse dans le corps. Ils ont donc la même efficacité.

Les excipients sont des substances dans le médicament qui ne joue aucun rôle dans l’action du médicament. Ils permettent d’apporter une forme, une consistance, un goût, ou une couleur, qui peuvent différer avec le médicament d’origine. Ils n’ont donc aucun impact sur l’efficacité.

Si l’aspect extérieur du médicament générique peut être différent du médicament d’origine, la molécule active et son efficacité restent les mêmes.

Article sur l’exercice aérobie dans la maladie de Parkinson

Une étude récemment publiée évalue l’efficacité d’exercices en aérobie (exercice d’endurance d’intensité modérée à soutenue) sur les symptômes moteurs des patients atteints de maladie de Parkinson d’une sévérité moyenne et avec un traitement médicamenteux anti parkinsonien.

Ils ont comparé des patients qui pratiquaient du vélo d’appartement pendant 30 à 45 minutes, au moins 3 fois/semaine, avec une intensité déterminée par le cardiologue (50% à 70% de leur capacité maximum)  avec des patients qui réalisaient uniquement des étirements, assouplissements, et exercices de relaxation pendant 6 mois.

Cette étude montre qu’il vaut mieux pratiquer une activité physique aérobie régulière car elle améliore les symptômes moteurs et les capacités cardio-vasculaires plutôt que de faire simplement des étirements et de la relaxation dans la maladie de Parkinson.

Les médicaments génériques dans la maladie de Parkinson : ce qui change en 2020

Depuis le 1er janvier 2020, les modalités de prise en charge de certains médicaments ont changé pour favoriser l’usage des génériques.

Au sein des traitements antiparkinsoniens, le patient peut conserver le médicament princeps dans 2 situations :

  • En cas de contre-indication formelle et démontrée (CIF)  à un excipient à effet notoire présent dans le médicament générique disponible.
    Le prescripteur devra alors ajouter la mention « non substituable » et justifier sa décision médicale.
  • Si le patient préfère conserver le médicament princeps, il paiera intégralement le médicament (pas de tiers-payant) et devra envoyer une feuille de soins à sa caisse pour être remboursé sur la base du prix de la version générique la plus chère du moment. La différence de prix restera à sa charge.

En cas de doute, parlez-en à votre pharmacien.

https://www.ameli.fr/assure/actualites/medicaments-generiques-de-nouvelles-regles-depuis-le-1er-janvier-2020